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Happycultors, le Tour de France agricole de Margaux !

Il y a quelques semaines, nous avons découvert le projet de Margaux et son blog Happycultors et nous avons été emballés ! Son projet : partir sur les routes de France à la découverte des pionniers de l’agriculture naturelle. Afin d’en savoir un peu plus sur elle et son projet, nous avons souhaité lui poser quelques questions !

Bonjour Margaux, avant de commencer les choses sérieuses, on voudrait te présenter grâce à un portrait chinois. Let’s go !

Si tu étais un animal ?

J’aimerais être ce cheval sauvage libre et joyeux que j’ai croisé le jour de mes 25 ans sur les plateaux de la Patagonie argentine lorsque je menais mon projet « Green solidarity my way ».

Si tu étais une plante ?

J’aimerais être du romarin ; cet arbrisseau résistant aux climats difficiles, qui a traversé l’histoire pour ses multiples vertus médicinales et dont je ne me lasse pas de sentir l’odeur !

Si tu étais une saison ?

Je serais l’automne, la saison de ma naissance. J’ai une passion pour ce tableau de dégradés de jaunes, oranges, rouges, marrons que nous offrent les arbres à cette époque-là de l’année.

Si tu étais un type d’agriculture ?

Je serais une forêt comestible, diversifiée et généreuse en production, accueillante aussi bien pour la faune & la flore que pour les humains.

Si tu étais une région de France ?

Je prends un joker. Mon tour de France me donne envie d’être beaucoup de régions… Mais peut-être que le Béarn d’où ma famille est originaire (d’où mon nom de famille Bounine-Cabalé) est la région qui me caractérise le plus !

Si tu étais une ville ?

Toulouse ! (la 2e étape de mon tour – j’ai été séduite).

Peux-tu nous expliquer ton projet ?

Je parcours les routes de France pendant 7 mois au volant de mon Happycar (ma voiture végétalisée) pour me former au métier d’agricultrice bio et communiquer joyeusement sur le sujet.

Qu’est ce qui t’a amené à en arriver là ?

Depuis novembre 2011 (où j’ai arrêté mes études de droit pour partir en Amérique du Sud mener mon projet « Green solidarity my way – 6 mois d’éco-volontariat »), je recherche ce qui nous lie à la nature et par quels biais je peux réintégrer cette nature dans mon quotidien même très urbain. Cette quête m’a amené à comprendre qu’à travers l’agriculture, on agit à la fois sur la protection de l’environnement, la santé, le lien social, le bien-être, l’emploi. C’est comme cela qu’est né mon idée de blog et de tour de France des pionniers d’une agriculture naturelle.

Y’a-t-il un projet en particulier qui t’as marqué pendant ton tour de France ?

Chaque étape m’a apporté quelque chose de nouveau et m’a beaucoup enseigné. Mais je dois avouer que mon passage à la ferme de Saint Laurent (un collectif qui fait de la polyculture et du polyélevage en biodynamie) m’a profondément marquée sur notamment l’impact de la biodynamie sur la qualité du sol et des productions.

Tour de France - Happycultors - Ferme Saint Laurent

Tour de France – Happycultors – Ferme Saint Laurent

Maintenant que tu es lancée, est-ce que ton projet de devenir la première agricultrice urbaine de France est toujours d’actualité ?

Hahah, j’ai abandonné l’idée d’être la première agricultrice urbaine de France parce que j’ai réalisé qu’il y en avait déjà des milliers ! Reste à savoir à partir de quelle quantité de plantes semées / plantées l’on devient véritablement agricultrice.

Pour moi l’enjeu actuel est de comprendre que tous, citoyens que nous sommes, pouvons être acteurs du reverdissement de nos villes en réinvestissant nos balcons, nos quartiers. Nous sommes tous des agriculteurs urbains.

A ton avis quels sont les freins à la végétalisation des villes ? Et comment peut-on les combattre ?

La sensibilisation des populations urbaines ! Il faut à tout prix accorder plus d’importance à la communication, à la sensibilisation à la végétalisation des villes ; permettre que des initiatives concrètes voient le jour et soutenir les ateliers de jardinage collectifs.

Où est-ce que tu te vois dans 5 ans ?

Malgré l’enjeu capital que représente la végétalisation des villes, je crois que dans 5 ans j’aimerais être installée à la campagne dans un projet collectif de polyculture, polyélevage qui soit également un lieu d’accueil, de sensibilisation et de formation.

Petite question imagination : Comment est-ce que tu imagines l’agriculture dans 50 ans ?

Dans 50 ans, il n’y aura plus besoin de parler d’ « agriculture bio », toute l’agriculture sera biologique…

 

Et pour finir quelques petites photos de son Tour de France !

Tour de France - Happycultors - agriculture urbaine - margaux bounine

Tour de France – Happycultors – Val de Seudre Identi’Terre

Tour de France - Happycultors - agriculture urbaine - margaux bounine

Tour de France – Happycultors – Elevage volaille bio – Gobin

Tour de France - Happycultors - agriculture urbaine - margaux bounine

Tour de France – Happycultors – Association « ferme d’avenir »

Tour de France - Happycultors - agriculture urbaine - margaux bounine

Tour de France – Happycultors – Ferme Saint Laurent

Tour de France - Happycultors - agriculture urbaine - margaux bounine

Tour de France – Happycultors – Ferme Saint Laurent

Tour de France - Happycultors - agriculture urbaine - margaux bounine

Tour de France – Happycultors – Happycar

Tour de France - Happycultors - agriculture urbaine - margaux bounine

Tour de France – Happycultors – Les Radis



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