plante carnivore

Allez hop, j’adopte une plante carnivore !

Un peu d’originalité, ça ne fait pas de mal. Et si vous décidiez de cultiver une plante carnivore ? Les plantes carnivores attisent notre curiosité. Mystérieuses et intrigantes, ces plantes pas tout à fait comme les autres sont également superbes ! Avec des centaines de variétés, il y a de quoi ajouter une jolie touche d’originalité dans votre intérieur grâce aux plantes carnivores.

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Fascinantes plantes carnivores

Les plantes carnivores sont-elles amatrices de bifteck ? C’est vrai qu’on pourrait se le demander puisque carnivore vient du latin « caro » qui signifie chair ou viande et « vorare » qui veut dire dévorer. Les dionées, droseras, népenthes et autres cephalotus sont dits carnivores, mais ce n’est pas une raison pour vous amuser à leur donner les restes de votre repas ! Les plantes carnivores sont, pour nombre d’entre elles, insectivores. En effet, ces plantes se nourrissent en partie de papillons, guêpes, mouches et tout un tas de petites bêtes passant à leur portée. D’autres plantes vivent et croissent en milieu aquatique où elles se nourrissent de petits vers ou de protozoaires.

Un coup de pouce de la nature

A l’origine, les plantes carnivores poussent dans des milieux plutôt hostiles. Elles vivent en effet dans des sols pauvres de type rocailleux ou dans des tourbières, des marais et des marécages. Il n’est donc pas évident pour elles de trouver tous les nutriments dont elles auraient besoin. C’est pour cette raison que la nature a doté ces plantes de systèmes d’alimentation supplémentaires, pour pallier les carences. Ainsi, les plantes carnivores se nourrissent d’insectes comme elles prendraient des compléments alimentaires ! Ingénieux non ?

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Attention, pièges !

Mais comment font les plantes carnivores pour capturer leurs proies ?
Il y a deux types de plantes carnivores : celles qui utilisent des pièges actifs et celles qui ont recours à des pièges passifs.

Les plantes qui utilisent des pièges actifs comme celles du genre Dionaea ou Aldrovanda possèdent des trappes formées de deux lobes. Ces lobes agissent comme de véritables mâchoires qui vont se refermer sur l’insecte dès qu’une présence sera captée par les cils excitables très sensibles. Les mâchoires sont dotées de nombreuses dents qui vont s’imbriquer les unes dans les autres et ne laisser aucune chance à la pauvre mouche qui passait par là. Mais les mâchoires dévoreuses ne sont pas le seul piège actif qui existe ! Les plantes carnivores qui vivent en milieu aquatique comme les espèces du genre Utricularia, ont recours à des pièges à succion. Elles sont ainsi munies de petites poches dont l’entrée présente des poils à l’affût du moindre mouvement. Dès qu’une présence est détectée : slurp, la poche s’enfle et aspire d’un coup l’eau et la proie. Enfin, certaines plantes carnivores utilisent des petits tentacules. Ce type de piège est appelé semi-actif : les tentacules se courbent vers la proie pour la diriger l’air de rien vers les glandes digestives situées au centre des feuilles. Le temps de s’en rendre compte, c’est déjà fichu : la pauvre petite bêbête n’aura rien remarqué, le processus pouvant durer plusieurs heures.

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D’autres espèces de plantes carnivores ont recours à des pièges dits passifs. C’est le cas des Sarracenia, des Heliamphora et des Darlingtonia qui s’en mettent plein le cornet ! Leurs feuilles présentent en effet des feuilles en forme de tube. Tout autour, de sympathiques fleurs produisent un irrésistible nectar. Les insectes, avides du précieux liquide, entrent dans le tube et sont pris au piège par une substance visqueuse qui tapisse la paroi. Là-dessus, une série de poils empêchent la remontée. Les insectes finissent par se noyer avant d’être digérés. Les Cephatolus et les Nepenthes utilisent le même genre d’astuce, à la différence que leurs feuilles ne sont pas tubulaires. Elles ressemblent davantage à des boîtes surmontées d’un couvercle. De la même manière que chez les plantes de la famille des Heliamphora ou des Darlingtonia, les fleurs gorgées de nectar attirent les insectes qui vont s’y noyer.

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Avec leurs pièges actifs, semi-actifs ou passifs, les plantes carnivores capturent leurs proies qu’elles vont digérer en plusieurs jours ou plusieurs semaines. Elles laissent la proie se décomposer. Chez d’autres, cela se passe un peu comme chez nous avec un processus de digestion. Les plantes produisent des enzymes qui vont décomposer la proie en nutriments. Plante carnivore ou mangeur de burgers, même combat.

Et chez les grosses gourmandes, comment ça se passe ?

Les plantes carnivores aussi peuvent avoir les yeux plus gros que le ventre et faire une belle indigestion. Si la proie est trop grosse, la plante doit utiliser trop d’enzymes et jusqu’à s’en rendre malade. Elle n’aura pas mal au foie et n’aura pas besoin d’une petite cuvette auprès d’elle. En revanche, en cas de grosse indigestion, ses feuilles risquent fort de se mettre à pourrir.

Les nourrir ? Non, surtout pas ! Ou alors, il faut attraper l’insecte, qu’il soit toujours vivant et le donner à la plante uniquement en période de végétation, c’est-à-dire au printemps et pendant l’été. Certaines plantes ne se nourrissent d’insectes que quelques fois par an. C’est le cas des dionées avec leurs mâchoires type Monstroplantes (les enfants de la télé de la fin des années 1980 captent très bien la référence). Ces attrape-mouches, comme on les surnomme, ne peuvent s’ouvrir et se refermer que trois ou quatre fois dans leur vie ! Leur digestion dure entre deux et six jours et hop, le piège s’ouvre à nouveau. Autant les laisser aller à leur rythme.

Moralité, abstenez-vous et laissez-les se débrouiller toutes seules !



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