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Un nain de jardin sur ton balcon ? Et pourquoi pas !

Des pubs Ikéa au grand écran, avec le film « Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain », en passant par les chansons de Renaud, les nains de jardin occupent une place inversement proportionnelle à leur taille dans la culture populaire. Déco un peu kitsch, un nain de jardin sur ton balcon, porte bonheur ou objet de collection, le nain de jardin divise et déchaine les passions. Mais d’où viennent ces petites statuettes décoratives qui s’invitent dans nos jardins et sur nos balcons ?

Pour la petite histoire…

Au XVe siècle, les mines de Cappadoce, en Turquie, regorgeaient de métaux précieux. Pour exploiter ces richesses, il fallait percer de longs boyaux souterrains. Un travail adapté aux hommes de petite stature.

Pour les protéger des éboulis, on les équipait de bonnets rouges rembourrés de paille. On les affublait également de vêtements colorés afin de pouvoir les repérer plus facilement dans l’obscurité de ce dédale souterrain.

Pour porter chance aux mineurs, on place alors de petites effigies à leur image des mineurs à l’entrée des tunnels. L’image des nains est née, et elle n’est pas près de disparaître de l’imaginaire européen. Blanche Neige, le Seigneur des Anneaux… les références aux petits hommes souterrains ne manquent pas dans la culture populaire !

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Un nain culte

Bon, tout ça c’est bien gentil, mais comment des statuettes de mineurs de la Renaissance ont-elles bien pu se retrouver dans nos petits coins de verdure ?

Les premiers nains de jardin apparaissent en Allemagne, au XVIIIe siècle, avant de gagner peu à peu le reste de l’Europe. Mais ce n’est qu’en 1847 que les nains de jardin connaissent leur véritable heure de gloire.

A l’occasion d’un voyage en Allemagne, Sir Charles Isham tombe sous le charme de ces nabots joviaux et ventripotents. Le gentleman ramène 21 spécimens qu’il expose dans son somptueux jardin, en Angleterre.

L’engouement est immédiat outre-manche et les gnomes en céramique envahissent peu à peu nos extérieurs. Une étude estime ainsi à plus de 27 millions le nombre de nains de jardin présents en Europe !

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Jeux de nains, jeux de vilains

Mais aujourd’hui, le nain de jardin semble avoir fait son temps. Si certains apprécient encore son côté kitsch, leurs détracteurs considèrent les petites statuettes comme une insulte au bon goût.

Pourtant, les nains de jardin ont encore leurs adeptes. Un musée leur est même consacré à Rot am See en Allemagne. Les collectionneurs avertis – ou nanomanes (oui, ça existe) – s’arrachent d’ailleurs certains modèles à prix d’or. Le nain de jardin Lampy, dernier survivant de la collection de Charles Isham, est par exemple estimé à plus de 1,2 million d’euros !

D’autres, ambitionnent de redonner aux nains de jardin ses lettres de noblesse. Près de Caen, l’entreprise La pluie et le beau temps a fait le pari de dépoussiérer l’image du nain de jardin. Sa fondatrice, Muriel Paris, a créé les Kimôa, de petits personnages en 2-D conçus pour égayer les jardinières de votre balcon.

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Alors, prêt à pimper votre extérieur avec un nain de jardin balcon nouvelle génération ? 😉



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